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La Fête des Tabernacles


« Le dernier jour, le grand jour de la fête des Tabernacles (Souccot), Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture. Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui… »

Jean 7 : 37-39

En dehors des libations obligatoires qui accompagnaient les sacrifices, la Fête de Souccot en comptait une de plus, non prescrite dans la Torah, mais provenant d’une très ancienne coutume qui dévoile le Messie : la libation d’eau. Cette libation était versée, chaque matin après l’holocauste, sur l’autel des sacrifices pendant les sept jours de la Fête. Cette libation était l’occasion d’une immense joie appelée « La joie de la Maison du puisage de l’eau ». Les Sacrificateurs et les Lévites, accompagnés d’une multitude, descendaient chaque matin à l’aube à la Source de Chiloa’h (Siloé qui signifie également « l’envoyé » ou « apôtre ») pour y puiser l’eau dans une carafe d’or. Lors de la remontée, ils étaient accueillis au son des trompettes d’argent et du shofar.


C’est vers ce réservoir que Jésus, Yeshoua, envoya l’aveugle laver ses yeux. En « ouvrant les yeux », cet homme reconnut la Lumière du monde Yeshoua (Jean 9 : 5-7). Cette carafe d’or était ensuite versée sur l’autel des sacrifices au Temple. Le Sacrificateur tournait son regard vers le Saint des Saints où se trouvait la Shékina et déclarait : « Nos ancêtres qui se trouvaient en ce lieu, se tenaient le dos au Temple, la face à l’est, afin de se prosterner devant le soleil. Mais quant à nous, nos regards se dirigent vers Dieu, nous implorons sa miséricorde ! »

Des chandeliers d’or sur lesquels il y avait quatre coupes d’or étaient érigés. Quatre jeunes Sacrificateurs montaient avec des grandes jarres d’huile et remplissaient les coupes d’or. Le Talmud raconte que tout Jérusalem pouvait voir briller les feux de la Fête. Les mèches étaient tressées d’anciens vêtements du Grand Prêtre qui avaient servis pour le Jour de Kippour. La clarté était telle qu’il est dit que les femmes pouvaient trier leurs graines en pleine nuit. Il est dit encore que quiconque n’avait pas assisté à la Fête de la libation d’eau, n’avait jamais expérimenté la joie dans sa vie. Les hommes dansaient, jonglant avec des torches flambantes. Des chants accompagnaient les danses, la joie était à son comble. Les Lévites occupaient les marches de l’enceinte des femmes, chantaient et jouaient des instruments de musique jusqu’à l’aube. C’est également la fête de l’eau, des pluies. Des prières sont dites pour amener les premières pluies, sources de bénédictions pour la terre asséchée.


La joie qu’éprouvait le peuple pendant la célébration de la libation d’eau était d’ordre surnaturel, elle transportait Israël dans une dimension messianique prophétique car cette eau est celle du Salut, Torah Vivante, Lumière du Monde, Auteur de la Joie céleste. Le verset sur lequel repose cette tradition pour célébrer la Fête de Souccot est celui qui annonce le Messie : « Voici, Dieu est mon salut Yéshou’ati ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas : car YHWH est ma force et mon cantique, et il a été mon salut Yéshoua. Et vous puiserez de l’eau avec joie aux fontaines du salut mima’ayné hayéshoua ». (Esaïe 12 : 2-3)


Réalisant cette Joie prophétique propre à la Fête de Souccot, nous pouvons maintenant saisir que c’est dans ce contexte que Yeshoua s’est écrié cette sainte convocation adressée aux assoiffés de Dieu, à s’approcher afin de boire à la Source de l’eau de la vie.


Prière : Seigneur, je reconnais que j’ai besoin chaque jour de Toi et de Ta présence. C’est pour cette raison que je veux te rechercher et Te désirer plus que tout. Accorde-moi la grâce d’avoir, tous les jours, soif de Ta présence. Remplis le Tabernacle que je suis de Toi. Amen.


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